ACTUALITÉS

  • Marie de Magdala: une endeuillée retrouve le chemin de l’Espérance (Jean 20.1, 11-18)

    Marie de Magdala: une endeuillée retrouve le chemin de l’Espérance (Jean 20.1, 11-18)

    Lorsque Marie de Magdala assiste à la mort de Jésus, elle connaît la perte de l’être aimé. Elle connaît le vide que représente la disparition de celui qui l’a libérée du tombeau de la dépression ou de la maladie mentale. Serge Carrel vous propose de cheminer dans une prédication directement inspirée du récit biblique avec une personne que la résurrection de Jésus rencontre dans un deuil profond et traumatique. Cette prédication a été donnée le dimanche de Pâques 5 avril 2026 à l’Eglise évangélique de la Pélisserie à Genève.

    lundi 06 avril 2026
  • Henri Blocher à Genève le 17 mai: une journée pour explorer la question du péché originel

    Henri Blocher à Genève le 17 mai: une journée pour explorer la question du péché originel

    Le théologien évangélique Henri Blocher sera l’invité d’une journée exceptionnelle le dimanche 17 mai 2026 à l’Église évangélique de la Pélisserie à Genève. À travers une prédication, deux conférences et un temps d’échange, cette rencontre proposera une réflexion accessible et approfondie sur l’une des grandes questions de la théologie chrétienne : le péché originel et ses implications pour la compréhension de l’être humain aujourd’hui.

    mardi 31 mars 2026
  • «La résurrection de Jésus: le Grand Renversement» selon Timothy Keller

    «La résurrection de Jésus: le Grand Renversement» selon Timothy Keller

    En 2021, Timothy Keller a publié « Une espérance en ces temps troublés. La force de la résurrection au quotidien ». Alors atteint d’un cancer du pancréas dont il décédera en 2023, ce théologien évangélique américain livre dans cet ouvrage une lecture originale de la résurrection de Jésus. Il y valorise le « Grand Renversement » qu’opère cet événement de salut central aux convictions chrétiennes. Un maître ouvrage à découvrir et à propos duquel Serge Carrel décline le cœur du message.

    jeudi 26 mars 2026
  • Les 29 et 30 mai: une retraite «pour nous ouvrir au Saint-Esprit» avec Gérard Pella, pasteur

    Les 29 et 30 mai: une retraite «pour nous ouvrir au Saint-Esprit» avec Gérard Pella, pasteur

    Le FREE COLLEGE organise une retraite à la Bessonne les 29 et 30 mai. Invité : Gérard Pella, pasteur et auteur du livre « Sept semaines pour nous ouvrir au Saint-Esprit ». L’occasion de poser ou reposer les bases de la foi chrétienne et de la vie dans l’Esprit.

    vendredi 27 février 2026
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A l’occasion des 100 ans de Francis Schaeffer, un hommage de Peter Clarke

jeudi 19 janvier 2012
Ce mois-ci, le philosophe Francis Schaeffer, aurait eu 100 ans. Peter Clarke, professeur associé à l’UNIL, rend hommage à ce Vaudois d’adoption !
Le 30 janvier 2012 marquera le centième anniversaire de la naissance de Francis August Schaeffer, philosophe, théologien, amateur d’art, évangéliste et fondateur de l’« Abri International Fellowship », à Huémoz, dans les Alpes vaudoises. L’influence de cette personnalité sur la pensée évangélique est énorme. Bien que né et formé aux Etats Unis, Francis Schaeffer a passé le plus clair de sa vie en Suisse, où il a écrit ses 22 livres, traduits en 25 langues au moins. Il est probablement l’auteur le plus lu du canton de Vaud, avec plus de quatre millions d’exemplaires de ses livres vendus. C’est dans le monde anglo-saxon que son influence a été la plus grande, mais ses huit livres les plus importants sont disponibles en français.
 
Comprendre les présupposés de nos contemporains
Le message clef de Francis Schaeffer pour l’Eglise, c’est qu’il est de première importance de comprendre les changements dans les présupposés des Occidentaux depuis le siècle des Lumières, et surtout la division désastreuse entre foi et rationalité, puis de se rendre compte des implications pour la doctrine et l’éthique chrétiennes, et pour l’évangélisation. Pour la doctrine et l’éthique, Schaeffer a accentué les dangers du libéralisme théologique et du relativisme moral. Il a aussi insisté sur l’importance de réaffirmer l’autorité de la Bible. Pour l’évangélisation, il a argué que les présuppositions postkantiennes ont rendu l’Evangile non seulement difficile à accepter pour beaucoup de nos contemporains, mais presque incompréhensible, parce que la notion de « vraie vérité » a été perdue dans les domaines de la foi et de l’éthique.
Ceci a entraîné une nouvelle approche de l’évangélisation, qui souligne l’importance  de comprendre les présupposés philosophiques qui se cachent derrière la culture moderne et qui sont exprimés, entre autres, dans les œuvres d’art. La communauté fondée par Francis Schaeffer et son épouse, Edith, qu’ils ont appelée « L’Abri », est devenue un centre célèbre, visité par des dizaines de milliers de personnes en recherche, venant du monde entier. Beaucoup de jeunes adeptes de la contre-culturelle, hippies ou existentialistes, ont dit qu’ils se sentaient pour la première fois compris, et beaucoup ont ainsi accepté Christ. Plusieurs personnalités adulées se sont intéressées à Francis Schaeffer, notamment Bob Dylan, Eric Clapton, Mick Jagger et le guru des drogues, Timothy Leary. Certains d’entre eux ont visité l’Abri, d’autres ont communiqué avec Schaeffer sans aller sur place.
 
Parfois trop schématique !
Les écrits de Schaeffer ont souvent été taxés de simplistes. Ce qui n’est pas totalement faux. Son insistance sur la valeur absolue de l’éthique chrétienne a parfois manqué de nuances et a stimulé certains des excès de la droite chrétienne américaine. Sa conception de l’histoire de la philosophie a été trop schématique. Par exemple, son livre Démission de la raison analyse l’histoire de la philosophie et de la culture, de Thomas d’Aquin au XXe siècle, en donnant presque exclusivement le point de vue particulier de Schaeffer, le tout en 90 pages. Pour les standards académiques, ce n’est guère acceptable. Mais nos critiques sur les détails ne devraient pas nous faire perdre de vue l’importance de la vision globale de Schaeffer. Il ne travaillait pas dans une université et son public cible n’était pas d’abord le monde académique. C’était un évangéliste pionnier et un prophète moderne. Il nous a montré qu’être « dans le monde mais pas du monde » implique une immersion dans la culture moderne et dans sa philosophie, tout en apportant une critique lucide de ses présupposés anti-bibliques. Il nous a montré qu’« aimer Dieu de toute son intelligence » implique un attachement rigoureux à la vérité et à la pensée critique. Il nous a montré qu’aller à la recherche des perdus à Lausanne ou à Genève nous engage à communiquer, en utilisant les formes de pensée de ceux que nous voulons atteindre.
 
Ancré dans la culture comme dans la Révélation biblique
Depuis la mort de Francis Schaeffer en 1984, le climat culturel et intellectuel du monde occidental a continué à évoluer. Le modernisme et l’existentialisme ont été en grande partie remplacés par le postmodernisme, bien qu’un nouvel « hypermodernisme » soit apparu sous la forme du « nouvel athéisme », depuis les attaques d’Al Quaeda sur les tours jumelles de New York. Ce serait toutefois une erreur de considérer que les écrits de Schaeffer sont dépassés. Le coeur de son message reste valable : nous devons nous aventurer courageusement dans les marées changeantes de la culture, tout en nous attachant solidement à la vérité inchangée de la révélation divine.
 
Peter Clarke, membre de l’Eglise évangélique de Villard (FREE) à Lausanne

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